la compagnie

photo: François Arrighi

Pourquoi renoncer à ses rêves ? Parfois on s’éloigne du chemin, on s’arrête boire un verre et finalement on se retrouve à l’autre bout du monde…

La compagnie est un outil de création original qui réunit principalement deux artistes, Chloé Martiniani et Sébastien Duféal. Leurs univers passent par un prisme différent mais défendent des valeurs communes.
Pour eux la parole est un outil de libération et l’art un moyen de dénoncer les inégalités, qu’elles soient sociales, raciales ou de genre.

Ils s’interrogent plus particulièrement sur la parole des femmes, et la place qu’on leur donne, hier comme aujourd’hui.
Ça vous semble banal et légèrement à la mode ce genre de propos ?
Et bien tant mieux ! Il est temps que le monde s’empare de cette question. Il est temps, pour citer Virginie Despentes, de mordre ou de parler.
Il est temps de démontrer que le combat pour la place des femmes est un combat qui vise avant tout à faire progresser l’humanité.
Ce n’est pas un combat de femmes contre les hommes. Mais un combat pour la fraternité. Un combat pour la sororité.
Et quand on ne veut pas mordre, on parle, on crée, on dénonce, on suggère, on relève, on joue…

Avec leur première création « Ashes to Ashes » de Harold Pinter, ils rentrent au cœur du rapport dominant/dominé, ils révèlent toute l’ambiguïté du couple et de ses rouages.

Avec « Sœur De » de Lot Vekemans, ils révèlent la parole d’une femme, une femme que personne ne voit et qui s’affranchit enfin de son histoire. Ils donnent la parole à celles qui sont restées dans l’ombre et qui découvrent combien la parole est libératrice.
Ils s’interrogent sur la lâcheté et sur la notion du pardon pour survivre.

Avec la « la Conférence » (en cours de création, titre non trouvé à ce jour), ils cherchent à faire ressortir par le biais du burlesque ou de l’émotion les stéréotypes qui enferment les femmes ou les hommes en proposant des solutions loufoques ou réelles pour réduire ces inégalités.

Entre mordre ou parler ils ont choisi.
Certains sont faits pour mordre
Certains sont faits pour créer
Mais c’est bien du même combat dont il est question – l’urgence de rassembler.

Chloé Martiniani a commencé le théâtre à dix ans. Elle a suivi les ateliers de la Comédie de Saint Étienne et intégré ensuite l’école professionnelle de comédiens de l’Embarcadère de Besançon. Elle sort diplômée d’études universitaires théâtrales et s’installe à Paris. Elle intègre les Cours Florent puis est prise en stage au Théâtre du Soleil chez Ariane Mnouchkine.

Sébastien Duféal s’est découvert une passion pour la musique électronique à l’époque où la french touch émergeait dans les bacs. Dj actif sur la scène techno durant de nombreuses années, il imprègne de son univers les créations de la compagnie.